Droit d’inventaire

Tous les superlatifs ont été utilisés pour célébrer Jean Paul II, ce géant du XXème siècle au destin hors du commun. Sa stature politique est indiscutable, et il fut certainement l’un des acteurs de la chute du communisme. Voyageur infatigable, il a drainé par son charisme exceptionnel des foules immenses, en particulier les jeunes à l’occasion des JMJ.

Pourtant quinze ans après sa disparition, les fruits de ce long pontificat se révèlent terriblement amers, et l’on est en droit de se demander quelle est la responsabilité de Jean Paul dans la crise que traverse l’Église catholique, l’une des les plus graves de son histoire. Il se voulait le pape d’une restauration catholique –  réarmement doctrinal, « nouvelle évangélisation »,centralité de l’autorité romaine – mais cette politique a contribué à la dissimulation des pires abus. Et, à l’exception notable du monde juif envers lequel il a posé des gestes prophétiques, son pontificat a laissé sur le chemin beaucoup de monde: les théologiens d’ouverture, les autres confessions chrétiennes, les femmes, les homosexuels…

Les auteurs engagent une relecture serrée des grands axes de ce pontificat historique. Sans esprit de polémique, ils ouvrent un droit d’inventaire

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